In extremis : un muguet qui ne fane pas

Envie de le faire, pré-découragée par la technique, encouragée par le challenge et beaucoup de retard, mais tout de même avant la fin du mois de mai, voici la carte animée de ces brins de muguet en relief (bon je n’avais pas les bonnes perles ou les bonnes aiguilles ou le bon fil, mais si! c’était du perlé…).

Sans trop savoir quoi en faire au départ, elle fera la couverture d’un carnet pour lequel le contenu se forme dans ma tête, les détails se stockent dans la boite à souvenir, mais que je me réserve pour un moment plus libre (au fait ça existe du temps libre ? ).

Des coussins douillets

Vite faits pour donner un peu de peps au décor, ces petits coussins viennent éclairer le fonds gris des fauteuils de leur fond rose shocking (comme la couleur des  vêtements d’ Elsa Schiaparelli!) et affirment tout simplement sur leur étiquette brodée au point compté en 1 fil Fait main, Esprit Vintage, Pur lin sur une proposition de Sophie B

Les groseilles ont mûri…

… sur un tapis de roses. Vous aviez déjà vu la broderie, la voici montée en sac, tout doux et moelleux, assez grand, resserré sur les côtés avec une queue de rat pour limiter l’ouverture, deux anses bicolores équipées d’anneaux pour y accrocher, quoi? on ne sait jamais… Voilà un objet léger et élégant qui m’accompagnera régulièrement. Tissu support de la broderie : tissu patchwork japonais, tissus roses : Doigts de fées, molleton, ganse, ruban et queue de rat : mondial tissus, fond Jeffitex : Au fil d’Emma, ruban à broder et perles : Les trésors de Nath

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L’art d’accomoder les restes # 1

art bien connu de la cuisinière désargentée, il court aussi chez les tricoteuses envahies de fins de pelotes inutilisées. Il faut bien un jour vider les tiroirs et pourquoi pas profiter de ce défi pour imaginer un jacquard qui court au fil des couleurs et des stocks : un grand panier pour rassembler les pelotes à utiliser, quelques motifs de jacquard pour se dédouaner de l’effort de création personnelle, après tout il reste le génie du mariage des couleurs, de l’estimation du métrage de laine pour tel ou tel motif… un peu d’adrénaline et pas si mal tout de même pour un monsieur déjà un peu âgé qui a besoin de se réchauffer un peu.

Mimosa

Mimosa ou pochette générationnelle? parce que à défaut d’avoir des aventures, cette broderie a une histoire. Les brins de mimosa ont été brodés sur un patchwork de tissus ayant servi à faire des robes, chemisiers etc… à mes grand-mères, ma mère et moi. Trois générations de femmes, avec la personnalité et les choix de chacune dans ces tissus : les pois récurrents dans ses choix au fil des années, pour l’une, toujours dans une couleur bleu passé, les motifs fermières pour l’autre, sur fond noir pour rappeler son veuvage, des fleurs plus gaies et animées pour la troisième, les perles d’un bracelet recyclées dans la broderie… et au final une pochette inspirée de la proposition de Léa Stansal dans son livre inépuisable Le monde de Léa.

et ce qui devait arriver, arriva!

l’aiguille se cassa! et voilà comment on démontre que la broderie n’est pas un passe-temps tranquille quand il faut tirer l’aiguille avec une pince pour pouvoir la faire passer entre la trame de deux tissus bien chargée de ruban pour faire un point de noeud, et quand il y a plusieurs noeuds à faire successivement, l’aide est bienvenue. Mais je n’ai peut-être pas pris la bonne pince.

et pour voir la suite, il faudra revenir demain!